On se lève tôt au Bromo !
Couchés à minuit après la route interminable depuis le Borobudur pour arriver au village de Cemero Lawang dans les montagnes à l'Est de Java, au bord de l'immense caldeira dans laquelle se trouve
le volcan Bromo, levés à 3h30 pour atteindre le volcan à pied au lever du soleil... autant dire que c'est la bonne grosse vasouille générale !
Il y a une autre option, celle choisie par la très grande majorité des touristes, qui consiste à s'inscrire à un tour organisé où l'on est trimballés en Jeep jusqu'à un point de vue à quelques
kilomètres du village qui embrasse toute la caldeira, puis à monter le Bromo plus tard dans la matinée. On se tentera ça le lendemain.
Le gars de l'hôtel nous avance un bout de chemin en minibus, reste normalement une petite heure de marche à travers la plaine de cendres pour atteindre le pied du volcan puis à le grimper, sur
les indications données par le type.
Sauf que dans la nuit et malgré les lampes frontales, on perd le chemin et on se paume.
On finit par trouver le point de départ de la montée du volcan en revenant sur nos pas, c'est plus simple vu qu'il fait presque jour.
Là-haut c'est violent pour les narines et la gorge, un nuage plein de souffre sort en permanence du cratère... même avec un foulard sur la bouche, faut avoir le coeur bien accroché. En tout cas
sacré spectacle !
On se lance dans le tour du cratère, ça nous prendra une bonne heure sur un vague sentier bien casse-gueule et dans un paysage lunaire, mais c'était génial. Sauf quand le vent nous rabattait les
vapeurs de souffre dans la figure...
Puis retour à travers la plaine avec un couple de Français en vadrouille à travers l'Asie avec lesquels on a un peu sympathisé et qui se sont paumés avec nous tout à l'heure (on a décidé d'un
commun accord de taire les responsabilités sur les blogs respectifs), dernier coup de cul pour ressortir de la caldeira et point de vue de malade...
Le Bromo que l'on a escaladé c'est le volcan qui fume.
A peine redescendus à l'hôtel pour prendre le petit-dej on rechausse les pompes de rando pour grimper au village et se renseigner sur la faisabilité du trek pour le volcan Semeru, le plus haut du
coin dont le sommet demande deux jours intensifs de bonne grimpe. Les premiers échos qu'on a eu sont pessimistes, le volcan est très actif en ce moment et a priori l'ascension est interdite.
D'autant plus qu'il tombe des cordes tous les après-midis et que ça risque d'être un bourbier innommable.
Sauf qu'on met deux heures pour remonter au village, en fait il y avait cinq kilomètres de marche, et bien raides. On a fini complètement lessivés, surtout avec la rando du matin dans les
pattes.
Confirmation que pour le Semeru c'est foutu, bien sûr comme ici avec quelques billets tout est possible on a droit à "oui c'est interdit, oui c'est dangeureux, mais si vous payez bien sûr on vous
emmène". On n'est pas tarés à ce point, le guide lui-même nous dit qu'il sait pas trop sur quoi on pourrait tomber, et que comme le volcan est interdit faudra pas compter sur une quelconque
assistance en cas de pépin. Les boules, mais bon on essaiera de se rattraper sur les autres îles.
Bref une fois rentrés à l'hôtel c'est repos total pour récupérer, et on sort les hamacs pour la première fois...
Orage monstre dans la soirée et deuxième nuit à Cemero Lawang, avec toujours un réveil douloureux à 3h30 pour changer d'option sur le Bromo et aller regarder le lever de soleil depuis un point de
vue au-dessus du village, accessible en une demie-heure de jeep sur une piste bien rock n'roll...
Evidemment l'option étant plus pantouflarde que la marche de nuit de la veille, y a du monde.
Et toujours de l'orage aussi, d'ailleurs c'est Fab qui déclenche les hostilités photographiques en chopant un éclair au-dessus des volcans :
Ca se dégage progressivement, la lumière arrive, et faut avouer que ça en jette quand même pas mal, avec au fond le Semeru qui crache de temps en temps pour confirmer que le trek était
définitivement trop chaud...
Y a du bon guignol autour de nous, mais c'est Greg qui fait fureur avec sa polaire et son k-way aux couleurs improbables. Victoire assuré au challenge
can I take a photo with you mister
? !
Photos prises sur le retour en traversant la caldeira et en passant devant le volcan Bromo :
Bon sinon au niveau de la santé ça va, on a quand même un peu de mal à s'habituer aux portions légères qui sont le repas standard indonésien... Alors à chaque fois qu'on peut c'est razzia de
paquets de gâteaux dans les épiceries !
Le petit-dej usuel peut être assez violent aussi, on a déjà eu droit à des trucs genre oeuf dur avec deux tranche de pain, accompagné de café imbuvable. Bonne humeur pour la journée garantie
!
Quelques déboires pimentés à noter aussi, j'ai encore pleuré pendant 5 minutes pas plus tard que ce midi en croquant dans ce que je pensais être un haricot vert.
Sinon je suis aussi détenteur du convoité trophée
nasi goreng, le plat indonésien par excellence (
riz frit : mélangé à des épices et des légumes, éventuellement à de l'oeuf, du
poulet ou du poisson dans ses versions améliorées), matin, midi et soir dans la même journée. Economie de papier-toilette assurée les jours suivants !
Mais malgré tout ça nos estomacs et la suite du circuit semblent pour l'instant supporter gaillardement ce qu'on leur fait subir, surtout qu'on est pas spécialement regardants sur les apparences
sanitaires des warung...
Quelques prix indicatifs... (2010) |
en milliers de roupies (seribu rupiah), 1 € ~ 11,5 rb |
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Bromo
- tour Solo - Cemero Lawang avec une nuit à l'hôtel Sion View avec petit-dej 230 rb par personne
- hôtel Sion View 180 rb la chambre pour trois sans petit-dej
- tour en Jeep pour le lever du soleil à Penanjakan (point de vue sur le Bromo) 90 rb par personne
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