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Un retour au Nord-Ouest des États-Unis avait été acté dès la fin du dernier périple, au début de l'été 2016. Avec un cahier des charges identique : road trip en camping-car, en visant les coins résolument sauvages et autres secteurs complètement paumés en pleine nature.
La durée est un peu rallongée par rapport à la dernière fois : quatre semaines et demies au total. Une demi-semaine étant comme d'hab à dédier au voyage aller-retour depuis la Martinique, ainsi qu'aux journées tampons nécessaires à la prise et au retour du véhicule.

Le point de départ sera San Francisco, l'arrivée à Seattle. En rendant le camping-car le plus au nord possible des États-Unis, on espère cette fois se laisser le temps de pousser jusqu'aux Rocheuses Canadiennes...



24 heures de voyage, 4 vols et un changement d'aéroport pour rallier San Francisco depuis la Martinique... il y a (beaucoup) plus court et (beaucoup) plus simple, mais aussi (beaucoup) plus cher.
Non pas que l'on ait absolument voulu tirer au plus bas le prix des billets, mais Air Caraïbes nous offrait via son programme de fidélité le trajet jusqu'à l'île de Saint-Martin, d'où il est nettement moins coûteux de rejoindre les États-Unis - entre autres destinations - que depuis la Martinique. Par conséquent ce n'était pas pour gagner 100€ mais carrément diviser le prix du billet par deux que nous avons opté pour un itinéraire aussi suicidaire avec des escales en Guadeloupe, puis à Saint-Martin et enfin à Miami.

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Retrospectivement l'idée de profiter du transit de plusieurs heures à Saint-Martin pour y louer une voiture à la journée (on devait de toutes façons traverser l'île pour rejoindre l'aéroport international côté Hollandais, depuis l'aéroport régional côté Français) n'était peut-être pas si brillante, l'île étant encore totalement ravagée par le cyclone Irma de septembre 2017, il y a plus gai pour démarrer des vacances.

Mais bon il faut quand même avouer que l'un des rares petits bars de plage réouverts (à Friar's Bay) reste plus sympa qu'un banc d'aéroport pour passer le temps...

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Une bonne inspiration a été de prévoir une voiture de location pour l'arrivée en pleine nuit à San Francisco, et de réserver un hôtel excentré au sud de le baie du côté de San Mateo, vu comment au retour on a galéré par les transports en commun.
Et vus aussi les tarifs astronomiques des hébergements dans la ville elle-même. Mais on détaillera tout ça davantage dans un article dédié, puisque l'on a passé deux jours complets à San Francisco à la fin du voyage.

Bref, après avoir dormi quelques heures à l'hôtel, traversé la baie jusqu'à Newark et y avoir récupéré le camping-car, on met le cap sur la Sierra Nevada et le parc national de Yosemite (à prononcer classieusement yo-cé-mai-ti pour éviter les yeux ronds des Américains) !

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Côté camping-car on a signé cette fois-ci chez Cruise America, après les déboires avec les voleurs d'Apollo il y a deux ans.

Les plus :
  • ils sont bien moins chers que les autres !
  • pour les résas bien à l'avance, le kilométrage illimité est offert (la même option coûte une blinde avec les autres compagnies, et ne pas avoir les yeux rivés sur le compteur kilométrique est un bien-être indéniable)
  • le one way, pour nous pick up à San Francisco et drop off à Seattle, est facturé environ 180 dollars soit trois fois moins que les autres
  • leur modèle standard « C25 » est pile poil aux bonnes dimensions pour un compromis entre espace habitable, confort de conduite et manœuvrabilité

Les moins :
  • les dépôts Cruise America sont souvent très éloignés du centre-ville et de l'aéroport, compliqués voire impossible à rejoindre autrement qu'en taxi avec le surcoût que celà implique. À noter qu'à Newark (le dépôt de San Francisco) il y a un loueur Avis juste à côté de Cruise America, et qu'une voiture de loc prise à l'aéroport et rendue là revient à 40€... moitié moins que le taxi ou Uber
  • les véhicules de Cruise America sont des modèles de base, sans gadgets : pas de caméra pour les manœuvres (le passager qui descend et fait des grands gestes marche tout aussi bien), pas de four (on est les rois de la pizza au feu de bois), pas de télé (ah ah ah)...
  • la flotte a la réputation d'être un peu vieillotte. Sur ce point, soit grâce au forcing par mail auprès du loueur pour avoir un modèle récent, ou au fait d'être sur une résa longue durée, ou simplement un coup de bol, on s'est retrouvé avec un camping-car en excellent état (10000 km au compteur, autrement dit c'était sans doute sa première saison)
  • on trouve également sur le net des avis négatifs au sujets des briefings d'utilisation de l'engin archi minimalistes lors de la prise du véhicule. Effectivement au dépôt de San Francisco c'était à nous de poser les questions, mais on bénéficie aussi des deux expériences précédentes de location de camping-car au fonctionnement général finalement assez similaires les uns aux autres

Par contre il ne faut pas être rebuté par la déco criarde des camping-cars Cruise America, tous ayant un paysage peint sur la carrosserie : pour nous les mesas de l'Utah. Et, plus perturbant, un clébard à l'air particulièrement niais sur la porte...

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Pas de point de chute acté pour la première nuit, l'objectif après l'incontournable et massif premier approvisionnement (sur le même mode que ce que l'on avait pu faire les fois précédentes on a pris le camping-car « nu » c'est-à-dire sans linge de lit, etc... bref sans tout ce qui reste moins cher à acheter en grande surface) est de se rapprocher du parc de Yosemite pour y entrer pas trop tard le lendemain.
Et un vendredi après-midi, dans les bouchons monstres de San Francisco (il faut s'éloigner de 50 km de la ville pour que ça commence à rouler !), il nous a fallu pas mal d'heures au volant pour parcourir les 250 km jusqu'à l'approche du parc.

Pour le freecamping on mise à nouveau sur nos valeurs sûres : les National Forests, où c'est permis.
Le parc de Yosemite étant bordé de toute part par des forêts fédérales, notamment la Stanislaus NF à l'ouest lorsque l'on arrive de San Francisco, on n'a eu aucun mal à dénicher un spot tranquille (le long de la Harden Flat Road) quelques kilomètres à peine avant l'entrée de Big Oak Flat.

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La déco intérieure du camping-car étant un peu light, on délègue son amélioration à Mini-Lapinette...

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Quelques minutes de route le lendemain et on débarque dans le parc.

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Le nerf de la guerre en camping-car de juin à septembre (inclus...) à Yosemite, c'est d'y trouver un emplacement de camping.
D'une manière générale, même un peu avant le grand rush estival (on a pris le camping-car à San Francisco le 22 juin), on s'inquiète de la fréquentation dans les parcs nationaux de Californie... et on s'en est même inquiétés il y a pas mal de temps, les réservations s'ouvrant (pour la plage de dates entre le 15 de chaque mois) 4 mois à l'avance notamment pour les campgrounds de Yosemite Valley.

Pour info les résas pour fin juin et début juillet ouvraient le 15 février, à 07h00 heure locale. Décalage horaire inclus, on était connectés avec trois ordis distincts à la seconde près. Et le site explose, en moins de deux minutes tout est complet dans les trois campings de la vallée : les 240 sites d'Upper Pines, les 60 de Lower Pines, et les 80 de North Pines.
Pour ceux qui connaissent la foire d'empoigne pour les demandes de PVT pour le Canada, ça a un furieux air de ressemblance...

Et là, par un sacré coup de bol, on avait réussi à choper deux emplacements différents deux jours consécutifs à Upper Pines. Avoir un point de chute réservé dans un parc national américain surfréquenté en période estivale, c'est une sacrée épine enlevée du pied, et en tout cas un paquet de temps de gagné (car il y a toujours l'option de secours des quelques campings en « premier arrivé premier servi » devant lequels il faut perdre chaque jour quelques heures pour ne serait-ce qu'espérer un emplacement qui s'y libère).

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Sur les conseils du ranger à l'entrée du parc, et grâce à l'heure encore assez matinale, on file directement à Glacier Point.
Un point de vue panoramique sur le parc, un peu excentré mais quotidiennement pris d'assault avant la mi-journée, autrement dit un plan galère en camping-car passé 10 heures du matin...

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Au centre, le sommet phare du parc de Yosemite : le Half Dome. À droite la vallée des cascades Vernal Fall et Niagara Fall, par laquelle descend un sentier réputé depuis Glacier Point jusqu'à Yosemite Valley : Panorama Trail. Cette rando réputée de 14 km avec 1000m de dénivelé négatif est annoncée (généreusement...) comme 6 heures de marche.

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Cette rando elle nous tentait bien sûr, mais la logistique est compliquée si on laisse un véhicule au point de départ (il y a bien des navettes - hors de prix - qui montent à Glacier Point mais elles sont réservables à l'avance et complètes depuis des mois). On fera différemment un autre jour, en partant de la vallée et en grimpant en sens inverse vers les cascades.

En revanche depuis Glacier Point en petite rando sympa il y a le Sentinel Dome, ce sera notre mise en jambes !

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250m de dénivelé à monter à travers les pins, jusqu'au sommet d'une butte qui domine tous les alentours, à 2500m d'altitude.

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Le panorama est en conséquence !

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L'hiver a été très peu enneigé cette année, et même à l'altitude élévée de Glacier Point les meadows (prairies) sont déjà couvertes de fleurs fin juin...

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L'arrivée dans Yosemite Valley - le cœur du parc pour les hébergements, les campings, la restauration, etc... - nous projette dans la ruche d'un parc national américain surfréquenté durant la période estivale.
Ça nous faisait un peu peur avant de partir (au même titre que le parc de Banff dans les Rocheuses Canadiennes, qui finalement s'avérera bien pire que le Yosemite) et c'est à la hauteur de nos craintes...

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Il faut limiter les déplacements avec son propre véhicule (à plus forte raison si c'est un camping-car) dans tout le secteur, et utiliser dans la mesure du possible les navettes qui effectuent des rotations à travers la vallée et ont une voie de circulation réservée.
Elles sont gratuites, mais bondées... et un bon moment de queue est à prévoir aux arrêts stratégiques.

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Les paysages encadrant Yosemite Valley n'en restent pas moins magnifiques !

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El Capitan et son bigwall, une paroi verticale de presque 1000m mondialement connue dans le milieu de l'escalade. Il faut plusieurs jours à un bon grimpeur pour la gravir, en passant la ou les nuits accroché dans le vide. Des records hors-norme y ont été établis, certains sans le moindre système d'assurance...

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Les Yosemite Falls, les plus hautes du parc si l'on additionne les deux chutes successives.
Un itinéraire de rando moyennement difficile mène au sommet, on l'a un temps envisagé mais avec les températures caniculaires et l'absence totale d'ombre sur le parcours, le choix ne nous a pas semblé très judicieux...

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Les trois principaux campings de la vallée, Lower Pines, Upper Pines, North Pines (il y en a un quatrième, Camp 4, au pied des sites d'escalade et uniquement pour les tentes) font l'affaire, sans plus. La plupart des emplacements sont assez petits et tous sont très proches les uns des autres.

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Heureusement il y a juste à côté la Merced River qui descend à travers la vallée, et dont les rives sont faciles d'accès !

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Notre belle rando au Yosemite, ce sera les deux cascades Vernal Fall et Nevada Fall, en faisant une boucle (montée par le sentier Mist Trail, descente par le sentier John Muir Trail).
Un peu plus de 10km et 600m de dénivelé, annoncé pour 5-6h de marche mais on le sent bien sur une grosse matinée, donc sacs à dos allégés sans pique-nique.
Et sur le début du parcours, le moins que l'on puisse dire c'est que l'on est pas tout seuls...

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Jusqu'au point de vue inférieur de Vernal Fall (soit environ 1,5km en pente douce) c'est très fréquenté. Ça s'écrème progressivement ensuite.

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Alors évidemment côté faune, ça se planque. Sauf les écureuils de toutes sortes qui trouvent leur compte avec les restes de nourriture...

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Par la Mist Trail, un premier raidillon grimpe en haut de Vernal Fall...

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Puis une portion plus plane mène au pied de Nevada Fall.

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Notre Mini-Lapinette en grande forme fera enuite son petit numéro dans la montée assez sévère jusqu'au sommet de la cascade, en dépassant les randonneurs de tous les âges. On répond morts de rire « too much drugs... sorry guys ! » à tous les marcheurs qui nous regardent les yeux ronds...

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Le haut de Nevada Fall !

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Pour le retour, on opte pour la John Muir Trail sur l'autre versant, qui offre des panoramas d'enfer sur Nevada Fall, le bloc rocheux du Liberty Cap, et le Half Dome au fond...

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Au rythme d'enfer imposé par Mini-Lapinette on a bouclé la rando complète en 4h30 environ.

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La surprise agréable en retrouvant le camping-car au parking (on avait dû le sortir du camping avant de partir en rando, puisque notre emplacement était à libérer avant 11h) : des voitures ont formé une rangée anarchique devant les places réservées aux camping-cars, aucun véhicule ne peut sortir...
C'est assez embêtant étant donné que l'on doit aller prendre un nouvel emplacement de camping pour la nuit suivante, et puis on se voit mal glander sur le parking pendant des heures en attendant que les crétins qui nous ont bloqués nous libèrent.

Donc on alerte un employé du parc, qui s'en fout, puis un second, pas mieux. Enfin on aperçoit une patrouille de cops et eux lancent les grandes manoeuvres : une équipe de dépanneuses arrive, les bagnoles inciviles sont dégagées, on a perdu une ou deux heures dans l'affaire mais ça aurait pu être bien plus long.

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Notre nouvel emplacement à Upper Pines est encore pire que le premier, dans un espace dégagé en plein soleil qui transforme le camping-car en four jusqu'au soir.
Pas trop d'hésitation, on retourne piquer une tête dans la Merced River !

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Outre les randos, les cascades et les parois rocheuses hors-normes, le parc de Yosemite abrite des « bosquets » de sequoias géants (grove étant le mot anglais communément utilisé pour désigner un coin à sequoia) : Mariposa Grove, au sud du parc dans le secteur de Wavona, Merced Grove et Tuolumne Grove à l'ouest du parc, proches de l'entrée de Big Oak Flat et tout au début de la Tioga Road.

Tuolumne Grove et Merced Grove sont plus modestes, on y trouve environ 25 sequoias contre plusieurs centaines à Mariposa, mais moins fréquentés. Tuolumne présente en plus l'avantage de se situer pile sur notre route puisque l'on prévoit ensuite de poursuivre la Tioga Road pour basculer sur l'autre versant de la Sierra Nevada.

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Les sequoias de Tuolumne Grove s'atteignent par une marche d'une petite demi-heure.
Sequoia étant une appelation générique pour désigner différentes espèces, il faut préciser que dans la Sierra Nevada, et donc au Yosemite, ce sont des giant sequoias (les gros). Qui ne sont pas les mêmes que les redwoods (les grands) de la côte nord-californienne.

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Côté mensurations, on tape dans le très lourd : les vieux (plus de 2000 ans) c'est une dizaine de mètres de diamètre et 80m de haut. Résiste aux feux de forêt, aux insectes, à la sécheresse... mais vachement moins bien aux hommes lorsqu'ils creusent des tunnels à travers leur tronc.

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Un terrain de jeux sans fin pour une gamine de 6 ans, nos fromagers et autres grands zamanas de Martinique ne pouvant soutenir la comparaison...

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Arrivés au Yosemite par l'ouest, on projette d'en ressortir par l'est pour aller ensuite faire un tour dans le désert de la Eastern Sierra. La fameuse Tioga Road qui traverse le parc en grimpant jusqu'au col de Tioga Pass répond donc au cahier des charges, d'autant plus qu'elle est assez spectaculaire et permettra d'avoir un aperçu d'autres secteurs du parc comme Tuolumne Meadows.

La seule chose dont il faut s'assurer au préalable est l'ouverture de la route, la Tioga Pass étant à 3000m d'altitude quand même il peut y avoir encore pas mal de neige en début d'été. En moyenne la Tioga Road est déneigée et réouverte autour de mi-juin, mais selon les années il faut parfois attendre juillet.

Cette année l'hiver n'ayant pas été très enneigé, l'ouverture de la Tioga Road s'est faite début juin. Et avec les températures caniculaires il n'y avait plus la moindre trace de neige lorsqu'on l'a empruntée...

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À Tuolumne Meadows on s'est fait une petite rando (il y en a une multitude, de toutes difficultés, d'ailleurs le Pacific Crest Trail passe ici), Lembert Dome.
Une butte rocheuse à grimper (300m de dénivelé depuis le point de départ) pour un panorama exceptionnel sur la plaine et les sommets environnants.

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La partie finale est assez originale, sans aucun chemin tracé. Il faut crapahuter sur la roche en essayant de se rapprocher du sommet.

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La vue sur les meadows...

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Et vers l'est, jusqu'à la Tioga Pass qui nous permettra ensuite de basculer de l'autre côté de la chaîne de montagnes.

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Justement pour la suite, c'est par ici : Eastern Sierra

 

 
  liens utiles

Yosemite National Park
Campings du parc de Yosemite
Randonnées secteur Yosemite Valley
Randonnées secteur Tuolumne Meadows