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Anse des Galets

Anse des Galets

Une alternative à la rando complète Prêcheur - Grand Rivière, qui en emprunte environ le premier tiers du parcours depuis l'Anse Couleuvre. Puis après une courte descente jusqu'à la côte on atteint l'Anse des Galets, une crique sauvage où l'on peut apercevoir des iguanes des Petites Antilles...

 

L'itinéraire débute du parking au bout de la petite route d'Anse Couleuvre, c'est le même sentier que celui qui mène à Grand Rivière et traverse tout de suite la rivière Couleuvre. La bifurcation pour rejoindre la plage de l'Anse Couleuvre vient juste après au niveau des ruines de l'ancienne exploitation cacaoyère. Le chemin à suivre est celui de droite, marqué par le panneau de l'ONF présentant la rando Prêcheur - Grand Rivière.

Le chemin s'enfonce dans la forêt tropicale et monte doucement jusqu'à un premier point de vue sur l'Anse Couleuvre, au niveau de l'embranchement du sentier qui descend à l'Anse Lévrier.

Anse des Galets

Un peu plus loin un nouveau sentier sur la gauche descend sur l'Anse à Voile (le circuit qui mène à ces plages sauvages est décrit dans le topo Anse à Voile - Anse Lévrier).

Anse des Galets

Puis toujours en suivant le chemin vers Grand Rivière s'ouvre un panorama plus large sur toutes les anses !

Anse des Galets

Le sentier serpente dans la forêt en montée progressive, jusqu'au Morne à Lianes qui constitue le premier des quatres « sommets » à franchir de la rando complète jusqu'à Grand Rivière...

Anse des Galets

Et sur cette partie du parcours comme pour la totalité de Grand Rivière - Anse Couleuvre, ou également sur le sentier de la cascade Couleuvre, en étant attentif on peut de temps en temps apercevoir une mygale arboricole (la matoutou falaise) sur un tronc d'arbre...

Anse des Galets

Ou (en étant très très attentif...) un petit mygalon bleu métallique !

Anse des Galets

En bas de la descente du Morne à Lianes, soit 4 kilomètres précisément après le départ du parking, on rejoint la rivière des Galets signalée par un poteau indicateur. Il ne faut pas traverser : le chemin qui mène à la mer part sur la gauche quelques mètres avant le gué.

Anse des Galets

Le sentier qui descend à l'Anse des Galets longe la petite rivière en passant d'une rive à l'autre...

Anse des Galets

En approchant de la plage on peut apercevoir quelques ruines recouvertes par la végétation, et des fragments d'une voie pavée dans le lit de la rivière.
Ce sont les vestiges du village de l'Anse des Galets au XIXème siècle, lorsqu'il y avait une habitation et des plantations de canne à sucre, un fort, une prison... et un marché aux esclaves.

Le lieu est resté symbolique, les esclaves de l'Anse des Galets étant connus pour être les premiers de Martinique à avoir rejoint le mouvement de révolte ayant mené à l'abolition de l'esclavage en 1848.

Anse des Galets

La plage en elle-même n'est pas idéale pour la baignade, davantage exposée à la houle que les anse Couleuvre, Lévrier et même que l'Anse à Voile pourtant réputée dangereuse...

Anse des Galets

Et l'Anse des Galets porte bien son nom...

Anse des Galets

À noter quand même que les conditions sur les photos étaient particulièrement défavorables ce jour-là : houle bien présente, et à une période lors de laquelle le sable avait largement disparu des plages du nord de la Martinique suite à des épisodes répétés de fortes vagues.

Suivant les années, et même suivant la période de l'année, les galets peuvent être recouverts par une couche de sable noir plus ou moins importante.

Anse des Galets

Un bonus aléatoire de l'Anse des Galets : l'éventualité d'apercevoir un iguane. Ce secteur des anses du nord est l'un des trois seuls lieux, avec le site principal de l'îlet Chancel et l'îlet Ramiers où ils ont été introduits, où l'on trouve encore l'iguane endémique de l'île : iguana delicatissima, ou iguane des Petites Antilles.

On peut le voir avec un peu de chance dans les ruines, ou sur les falaises bordant la plage comme on en a eu la chance, en pleine ponte !

Anse des Galets

Sa population est largement menacée par l'autre espèce plus robuste, invasive celle-ci et importée d'Amérique du Sud, l'iguane commun qui pullule au Fort-Saint-Louis et que l'on croise de plus en plus souvent un peu partout en Martinique...